Le projet MAJI AFYA BARAKA améliore durablement l’accès à l’eau potable dans les écoles et centres de santé

Dans l’aire de santé de Baraka, au Sud-Kivu en République Démocratique du Congo, l’accès à l’eau potable reste un défi majeur pour des milliers de familles vivant dans des conditions de grande vulnérabilité. Les écoles et les structures sanitaires sont particulièrement touchées par cette crise, avec des conséquences directes sur la santé publique, l’éducation des enfants et la qualité des soins médicaux. C’est dans ce contexte qu’un projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable a été mis en œuvre afin de renforcer les conditions d’hygiène et d’assainissement au sein des structures sociales de base.

Une étude de référence réalisée au lancement du projet a révélé une situation extrêmement préoccupante. Les données collectées auprès des ménages, des écoles et des centres de santé ont montré que plus de 67 % des ménages avaient récemment enregistré des cas de maladies d’origine hydrique. La quasi-totalité des familles dépendait d’une eau payante, tandis qu’une faible proportion utilisait régulièrement du savon pour le lavage des mains. Dans les écoles ciblées, aucune ne disposait d’un accès quotidien garanti à l’eau potable, ce qui exposait les élèves à de fréquentes maladies hydriques et affectait leur fréquentation scolaire ainsi que leurs performances académiques. Les structures sanitaires faisaient également face à un déficit important en eau, compromettant le respect des normes d’hygiène et la qualité des services de soins.

Face à cette urgence, le projet a permis la mise en place d’importantes infrastructures hydrauliques dans cinq écoles et deux centres de santé. Des réservoirs d’eau de grande capacité ont été installés afin de renforcer le stockage et la disponibilité de l’eau potable au sein des établissements bénéficiaires. Les écoles sélectionnées ont chacune été dotées d’un réservoir de 5 000 litres équipé de bornes-fontaines conformes aux normes humanitaires. La clinique MAPENDO a également bénéficié d’un réservoir de 5 000 litres, tandis qu’un réservoir supplémentaire de 10 000 litres a été installé à la clinique ISOKO pour répondre aux besoins élevés de cette structure sanitaire qui dessert à la fois les patients et les ménages environnants.

En parallèle aux infrastructures, un système régulier d’approvisionnement en eau potable a été mis en place afin de garantir la continuité du service. Aujourd’hui, plus de 330 000 litres d’eau potable sont distribués chaque mois dans les structures appuyées par le projet. Les cinq écoles bénéficiaires ainsi que la clinique MAPENDO reçoivent chacune 5 000 litres d’eau par mois pour couvrir les besoins liés à l’hygiène, au lavage des mains et à l’entretien des infrastructures. La clinique ISOKO bénéficie quant à elle d’un approvisionnement beaucoup plus important atteignant 300 000 litres par mois, compte tenu du nombre élevé de patients accueillis et des besoins communautaires autour de la structure. Cette intervention permet désormais à des milliers de bénéficiaires d’accéder à une eau potable contrôlée et régulièrement analysée afin de prévenir les risques de contamination.

Le projet ne se limite pas à la fourniture d’eau et d’équipements. Une attention particulière a également été accordée à la sensibilisation des communautés sur les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement. Des séances de sensibilisation ont été organisées dans les écoles, les centres de santé et auprès des ménages bénéficiaires. Ces activités ont porté sur le lavage correct des mains avec de l’eau et du savon, le stockage sécurisé de l’eau, la prévention des maladies hydriques, l’hygiène menstruelle ainsi que la prévention des infections dans les structures sanitaires. Plus de 3 455 personnes ont déjà été sensibilisées au cours des premiers mois de mise en œuvre du projet.

Les premiers résultats observés sur le terrain sont encourageants. Les écoles et les centres de santé bénéficiaires enregistrent une amélioration visible des pratiques d’hygiène et une utilisation accrue des dispositifs de lavage des mains installés. Les communautés montrent également une meilleure compréhension des risques liés à l’eau contaminée et de l’importance du stockage sécurisé de l’eau potable. Cette dynamique contribue progressivement à réduire le recours aux sources d’eau non protégées et à renforcer les conditions sanitaires au sein des structures appuyées.

À travers cette initiative, le projet démontre qu’un investissement ciblé dans l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement peut avoir un impact direct sur la santé, l’éducation et le bien-être des populations vulnérables. En améliorant durablement l’accès à une eau potable sécurisée, cette intervention contribue non seulement à réduire les maladies d’origine hydrique, mais également à renforcer la résilience des communautés et la qualité des services sociaux de base dans l’aire de santé de Baraka.